Predator Badlands sort le 25 novembre 2025 et divise déjà

Voir Ne plus voir le sommaire

Il est des franchises qui semblent condamnées à vivre une éternelle danse entre renaissance et déclin. Avec Predator : Badlands, Disney espérait sans doute ranimer la flamme d’une saga mythique. Pourtant, ce retour en salles s’apparente plus à un faux départ qu’à une véritable résurrection. Le succès de Prey sur les plateformes avait pourtant laissé entrevoir des lendemains prometteurs, lavant au passage l’échec cuisant de The Predator. Mais la magie n’opère pas à chaque fois, et le box-office ne ment jamais.

Quand le mythe trébuche

L’histoire de Predator est celle d’une créature iconique, le Yautja, qui a su traverser les époques et conquérir des générations. Dans ce contexte, chaque nouvel opus est attendu comme une promesse de frissons et de nostalgie. Mais avec Badlands, ce voyage dans le temps semble s’être perdu en chemin. Les attentes étaient hautes, peut-être trop, pour ce retour en salles orchestré par Disney.

On peut se demander si le choix de la salle obscure était le bon pour une saga qui avait récemment renoué avec son public via les plateformes numériques. Prey avait su capter l’air du temps : un film disponible chez soi, à découvrir tranquillement en streaming, avait suffi à redorer le blason terni de la franchise. Ce retour aux sources semblait pourtant un pari audacieux mais réfléchi. Alors pourquoi cette chute ?

Un public difficile à (re)séduire

La réponse est sans doute à chercher du côté de l’audience elle-même. Le public aujourd’hui est exigeant, il ne se contente plus de recettes éculées et réclame davantage qu’un simple hommage aux classiques des années 80. La nostalgie a ses limites et nécessite une réinvention intelligente plutôt qu’une simple répétition. Badlands aurait-il manqué cette réappropriation nécessaire ? La question mérite d’être posée. À lire Fuite massive avant Avengers 2026 : Marvel perd le contrôle ?

Il y a bien sûr l’effet inévitable de la surenchère hollywoodienne où chaque suite se doit d’être plus spectaculaire que la précédente. Mais dans cette quête effrénée du grandiose, l’essence même du mythe peut se perdre. Le Yautja n’est pas qu’un monstre ; il est un symbole complexe, un chasseur implacable mais fascinant par sa culture et son code d’honneur.

Vers un nouveau souffle ?

Peut-être est-il temps pour Disney de repenser sa stratégie autour de Predator. Explorer des formats différents, jouer sur des narrations alternatives ou encore miser sur des crossovers inattendus pourraient être autant de pistes pour redonner vie à cette icône. La richesse de cet univers ne demande qu’à être exploitée intelligemment.

En fin de compte, le sort de Predator : Badlands n’est pas scellé par son score au box-office. Il pourrait bien être le déclencheur d’une réflexion plus profonde sur ce que signifie réellement ressusciter une légende dans notre époque saturée d’images et d’histoires. Car au-delà des chiffres et des critiques, c’est bien là le véritable défi : redonner au Yautja sa place dans notre imaginaire collectif, là où il continue inlassablement sa chasse silencieuse.