Voir Ne plus voir le sommaire
La chute libre d’Hollywood n’en finit plus de surprendre. Ce mois d’octobre 2025, deux échecs retentissants viennent ternir encore un peu plus le tableau : Tron : Ares et Smashing Machine avec Dwayne Johnson. Loin des fastes de 2019, l’industrie semble prisonnière d’un marasme dont elle peine à s’extraire, illustrant la fragilité persistante d’un système cinématographique en crise.
Un écran de fumée numérique
Tron : Ares aurait pu être la résurrection tant attendue d’une franchise mythique. Après tout, le film original de 1982 avait su marquer les esprits par son audace visuelle, et la suite de 2010 avait relancé l’intérêt pour cet univers cybernétique. Pourtant, ce troisième opus échoue à captiver. Pourquoi ? Peut-être parce que l’innovation technique ne suffit plus à masquer un manque cruel d’âme narrative. Le public d’aujourd’hui, habitué aux récits riches et complexes des séries TV, ne se contente plus de spectacles vides.
Dwayne Johnson, alias The Rock, nous avait habitués à des succès commerciaux presque garantis. Pourtant, Smashing Machine n’a pas su faire vibrer les foules. Est-ce la formule qui s’essouffle ou simplement une lassitude face à une répétition incessante des mêmes schémas ? Il est tentant de se demander si l’attrait pour les blockbusters musclés ne commence pas à s’éroder.
Une industrie en quête de réinvention
Ces échecs retentissants soulèvent une question cruciale : comment Hollywood peut-elle retrouver son éclat ? La réponse pourrait bien résider dans une prise de risque scénaristique et une ouverture à des voix nouvelles, loin des sentiers battus par les franchises vieillissantes. En effet, les spectateurs d’aujourd’hui cherchent plus que jamais des récits authentiques et diversifiés qui résonnent avec leurs propres expériences. À lire Fuite massive avant Avengers 2026 : Marvel perd le contrôle ?
Le cinéma indépendant connaît déjà un regain d’intérêt. Peut-être est-ce là une piste à explorer pour les grands studios : miser sur la créativité brute plutôt que sur la sécurité de formules éprouvées mais usées. Après tout, l’histoire du cinéma est jalonnée de ces moments où l’innovation a jailli quand on s’y attendait le moins.
Vers un nouvel âge d’or ?
Ce qui transparaît dans cette crise du box-office, c’est une opportunité déguisée. Une chance pour Hollywood de se réinventer et de reconquérir un public en quête de nouveauté et d’authenticité. Les années Covid ont bousculé bien des certitudes ; il est peut-être temps pour le septième art d’en tirer les leçons.
Dans ce contexte mouvant, un retour aux sources pourrait bien être le sésame qui ouvrira la voie à un nouvel âge d’or cinématographique. Un âge où l’audace narrative prendra le pas sur les effets spéciaux tapageurs et où l’humain sera remis au cœur du récit. Car au fond, c’est bien cela que nous cherchons tous : une histoire qui nous touche et nous transporte.

