First Print Awards 2025 : ce que révèlent les grands gagnants

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Dans le monde foisonnant de la bande dessinée, où chaque page tourne avec la promesse d’un nouvel univers, les First Print Awards se sont imposés comme une boussole pour les lecteurs avides de découvertes. Cette année, leur deuxième édition a célébré la diversité et l’audace des comics anglophones traduits en France, un pan du neuvième art souvent éclipsé par d’autres géants culturels.

Un hommage à la diversité du 9e Art

Alors que la salle comble du CGR Paris – Porte des Lilas résonnait de l’effervescence des fans et professionnels réunis, les récompenses ont été attribuées à des œuvres qui repoussent les frontières conventionnelles du genre. Prenez « Robin, The Boy Wonder » de Juni Ba, lauréat du meilleur one-shot super-héros. Ce choix souligne une tendance actuelle : celle de réinventer le mythe du super-héros tout en respectant ses racines. On est loin des simples batailles épiques ; ici, le récit creuse dans l’intime et l’humain.

La série « Ultimate Spider-Man », quant à elle, couronnée meilleure série super-héros, montre que le tisseur de toile continue d’inspirer et de surprendre. Sous la plume de Jonathan Hickman et les traits de Marco Checchetto et David Messina, ce Spider-Man n’est pas seulement un héros ; il est aussi le reflet des dilemmes contemporains.

L’indépendance à l’honneur

Dans l’univers indé, « Drome » de Jesse Lonergan a été salué pour sa capacité à explorer des territoires narratifs inédits. Ce prix témoigne d’une reconnaissance croissante pour les récits qui osent s’affranchir des conventions traditionnelles. De même, « Sacrifice Tome 3 » de Rick Remender nous rappelle que les séries indépendantes conquièrent un public en quête de récits profonds et nuancés. À lire DC frappe fort en 2025 avec sa révolution Absolute Comics

La jeunesse et le patrimoine célébrés

Les plus jeunes ne sont pas en reste avec « La Bande des Bédémaniacs », un album qui réussit à capturer l’essence de l’amitié et de la découverte par le biais du dessin. En parallèle, le Prix Claude Vistel des Comics de patrimoine attribué à « L’Histoire d’un Vilain Rat » démontre que revisiter notre passé culturel peut être aussi captivant qu’un voyage vers l’inconnu.

Un événement qui gagne en ampleur

Cette année, le Prix des Libraires a vu une participation élargie avec 28 librairies impliquées, un saut significatif par rapport à l’année précédente. « Helen de Wyndhorn » a su séduire par son mélange subtil d’intrigue et d’émotion. Et n’oublions pas le prix du public qui a rassemblé plus de 700 voix enthousiastes en faveur d’ »Absolute Batman Tome 1″. Ces chiffres ne sont pas qu’anecdotiques ; ils traduisent une implication croissante du lectorat dans cet événement.

En couronnant « Somna » avec le Grand Prix First Print, ce duo créatif composé de Becky Cloonan et Tula Lotay incarne cette alchimie rare entre vision artistique et puissance narrative.

En somme, les First Print Awards ne se contentent pas d’honorer le meilleur de la bande dessinée anglophone ; ils invitent chacun d’entre nous à redécouvrir la richesse insoupçonnée du 9e Art. Rendez-vous est déjà pris pour décembre prochain : une nouvelle page s’écrira alors sous nos yeux émerveillés.

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