Les vampires ont toujours eu ce don particulier de transcender les époques et les genres. Dans Bloodland, B. Clay Moore choisit d’utiliser ces créatures immortelles pour critiquer l’état politique des États-Unis. Et si l’idée de mêler politique et surnaturel peut sembler audacieuse, elle n’en est pas moins pertinente, surtout lorsque l’on sait à quel point le mythe du vampire a souvent été utilisé comme métaphore pour explorer les recoins sombres de nos sociétés.
Bloodland : Quand la fiction vampirique s’empare du politique
B. Clay Moore, connu pour ses œuvres telles que Battle Hymn et Hawaiian Dick, s’associe ici avec Mack Chater pour créer Bloodland. Avec douze numéros en préparation chez Ignition Press, cette nouvelle série s’annonce ambitieuse. Moore ne se contente pas de simplement introduire des vampires dans un climat politique tendu ; il leur confère une place centrale dans un récit où le président Andrew Cross refuse de quitter son poste, défiant la démocratie à travers une alliance inquiétante avec une secte de vampires européens.
Ce n’est pas la première fois que les vampires s’invitent dans l’arène politique. On pense à des œuvres comme American Vampire ou même à l’iconique Preacher de Garth Ennis, où les thèmes politiques se mêlent aux enjeux surnaturels. Mais Moore pousse le concept plus loin en inscrivant cette lutte au cœur même de l’Amérique contemporaine.
Dans Bloodland, Heather Brooks, ancienne militaire, incarne la résistance face à un pouvoir déviant et corrompu. Accompagnée par Son Cassidy — un nom qui n’est peut-être pas sans rappeler un certain personnage de Preacher — elle se bat pour sauver son fils des griffes d’un gouvernement tyrannique. Cette quête personnelle prend rapidement une dimension universelle, symbolisant la lutte pour l’âme même du pays. À lire DC frappe fort en 2025 avec sa révolution Absolute Comics
L’intrigue promet d’être intense, avec des enjeux dépassant la simple confrontation entre humains et vampires. Moore et Chater semblent vouloir explorer les ramifications sociales et morales d’une telle alliance monstrueuse, posant ainsi des questions sur la nature du pouvoir et ses dérives possibles.
Avec une sortie prévue pour janvier 2026 et des couvertures variantes signées Christopher Mitten et Andrea Sorrentino, Bloodland pourrait bien être la prochaine grande saga vampirique à suivre. Elle nous rappelle que parfois, la fiction a le pouvoir unique de nous faire réfléchir à notre réalité sous un jour nouveau. Et alors que le récit nous entraîne dans cette guerre civile aux accents fantastiques, on ne peut s’empêcher de se demander : jusqu’où irions-nous pour défendre notre liberté ?

