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Deux ans après avoir posé les bases de sa parodie irrévérencieuse du mythe de Red Sonja, Garth Ennis revient avec « Babs : The Black Road South ». L’annonce réjouit les amateurs de cet univers où les codes de la fantaisie barbare sont joyeusement bousculés. Mais qu’est-ce qui attire tant dans cette série, au-delà de l’humour caustique et des situations extravagantes ?
La Parodie comme Art de la Subversion
Ennis et Burrows, duo complice connu pour leur capacité à tourner en dérision les genres établis, s’attaquent ici à la fantaisie barbare avec une malice qui, certes, ne surprend plus, mais fascine toujours. Babs, notre anti-héroïne armée d’une épée parlante, n’a que faire des nobles motivations qui caractérisent habituellement ses homologues. Elle ne s’engage que pour l’or, et peut-être un peu pour le plaisir du chaos. Une sorte de Conan au féminin, mais avec une conscience sociale inversée.
Là où la première mini-série nous avait introduits à cet univers déjanté, « The Black Road South » promet d’approfondir cette exploration. Ennis joue de son image, affirmant que seul l’argent motive cette suite – une boutade qui cache mal le plaisir évident qu’il prend à déconstruire ces mythes.
Un Monde en Expansion
Avec cette nouvelle aventure, l’univers de Babs s’élargit. On nous promet des terres désolées et des arènes gladiatoriales ; un paysage propice à toutes les extravagances narratives. Burrows, fidèle à son style détaillé et expressif, est prêt à donner vie aux nouvelles folies imaginées par Ennis. Les amateurs de Conan le Barbare trouveront ici un écho au classicisme du genre, mais avec la distance ironique propre à Ennis. À lire DC frappe fort en 2025 avec sa révolution Absolute Comics
La Promesse d’une Aventure Savoureuse
La date est fixée : le 14 janvier 2026 marquera le retour de Babs. Avec une couverture variante signée John McCrea, ce premier numéro s’annonce déjà comme un objet de collection pour les passionnés. Mais au-delà des éditions limitées et des couvertures prestigieuses, c’est bien l’audace narrative et l’humour mordant qui séduiront une fois encore.
En définitive, « Babs : The Black Road South » n’est pas simplement une suite ; c’est une invitation à reconsidérer ce que pourrait être la fantaisie barbare si elle se libérait entièrement des carcans traditionnels. Une perspective rafraîchissante pour ceux qui cherchent dans la bande dessinée non pas seulement une évasion, mais aussi une réflexion enjouée sur les récits qui nous façonnent. Alors, prêts à suivre Babs sur la route noire du Sud ?

